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Le rôle de la mobilité dans la préparation athlétique

 

Préparation athlétique - La mobilité

Lorsqu'on travaille sur la préparation physique d'un athlète, un des éléments importants à considérer est la mobilité. Mais qu’est-ce-que la mobilité? On peut définir la mobilité comme la capacité de déplacer un segment dans une articulation dans une certaine amplitude de mouvement. Et pour se faire, quatre éléments doivent être pris en considération: 

Éléments considérés pour évaluer et améliorer la mobilité

  1. L’architecture de l’articulation

    Une articulation étant l’espace entre deux os (ou entre un os et une dent), le corps humain comporte donc un très grand nombre d’articulations - plus de 400 - et aussi une variété de type d’articulations, celles-ci étant immobiles (synarthroses), semi-mobiles (amphiarthroses) ou mobiles (diarthroses). À l’entraînement, nous travaillons principalement sur les articulations mobiles et même parmi celles-ci, il en existe une grande diversité. Certaines comme celle du coude (huméro-ulnnaire - articulation charnière) permettent deux mouvements, la flexion et l’extension, alors que celle de la hanche par exemple (coxo-fémorale - articulation sphéroïde) en permet 6 (flexion, extension, rotation interne, rotation externe, abduction, adduction).

    Articulation du coude (huméro-ulnaire)articulation de la hanche (coxo-fémorale)

    Les variations entre les individus peuvent aussi entraîner une différence de mobilité. Prenons par exemple la photo ci-dessous illustrant deux têtes fémorales. 

    L’angle de la tête fémorale qui s’articule avec le bassin étant différent chez ces deux individus, les amplitudes de mouvements qui seront permis ne seront pas les mêmes. Les différentes articulations et les différences individuelles vont donc influencer la mobilité des articulations.​​​​​​

  2. ​​Les structures

    En plus des deux os, une articulation diarthrose (mobile) est composée d’une capsule, de liquide synovial, de bourses et de fibrocartilages (ménisques, disques, labrum). 

    Ces différentes structures favorisent ou limitent le mouvement des articulations. Par exemple, le liquide synovial va lubrifier l’articulation et réduire la friction entre les os. Les ligaments et les ménisques pour la plupart limitent le mouvement des articulations dans les axes normaux. 

    Entre autres choses, un manque d’activité régulière peut réduire l’efficacité du liquide synovial (augmentation de la viscosité) et ainsi réduire l’amplitude de mouvement. Une usure au niveau du cartilage ou une trop grande tension au niveau des ligaments peuvent aussi occasionner une diminution de l’amplitude normale de mouvement.

  3. Les muscles s’attachant à l’articulation

    Les muscles qui s’attachent aux os par les tendons permettent à l’articulation de bouger par une action de levier. Lorsqu’un muscle est mis sous tension, il se raccourcit et rapproche son point d’insertion de son origine. 

    Les muscles étant responsables du mouvement articulaire, l’élasticité des tendons (point d’attache du muscle sur l’os) et des muscles sera donc un des facteurs qui influencera l’amplitude de mouvement articulaire et donc la mobilité articulaire.

  4. Le système nerveux 

    Probablement la composante la plus négligée et méconnue de la mobilité. Une des différences entre flexibilité et mobilité est la composante volontaire de la mobilité. Une personne sera capable de volontairement atteindre une amplitude de mouvement à une articulation seulement si le corps détecte une quantité suffisante de stabilité à la dite articulation.

Définition en relation à la préparation athlétique

Tel que présenté dans mon précédent article, je considère cet aspect comme étant celui à la base d’un développement athlétique optimal. Observons la pyramide de développement athlétique. Si on souhaite pouvoir entraîner les systèmes de production d’énergie (anaérobie alactique, anaérobie lactique et aérobie) et le système musculo-squelettique, il faut pouvoir créer du mouvement. La quantité de mouvement qui va être créée va dépendre de la stabilité et de la mobilité de chaque articulation. Ainsi donc, afin d’optimiser la préparation athlétique d’un athlète, il est nécessaire de s’assurer que celui-ci ait la mobilité nécessaire pour créer de façon sécuritaire et efficace les mouvements nécessaires à son entraînement et à son sport.

Précision - Mobilité vs. Flexibilité

Les termes mobilités et flexibilités sont très souvent interchangés et de façon erronée pris l’un pour l’autre. Clarifions les deux termes. La flexibilité est définie comme la capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire de s’allonger de façon passive. Tel que vu plus tôt, la mobilité comprend plusieurs aspects, parmi ceux-ci la flexibilité musculaire. La plus grande différence entre flexibilité et mobilité est le caractère volontaire ou actif de la mobilité. 

Il faut donc s’assurer de bien différencier et évaluer les deux aspects. Comme leur entraînement est spécifique, une mauvaise évaluation pourrait entraîner le travail d’une aptitude qui n’en a pas nécessairement besoin et négliger celle sur laquelle on devrait travailler. L’amélioration de la flexibilité n’entraîne pas nécessairement une augmentation de la mobilité en raison du caractère volontaire de celle-ci, dictée principalement par le système nerveux.

Augmentation du potentiel à l’amélioration

Il apparait évident que certains sports nécessitent une mobilité hors du commun. Prenons par exemple la gymnastique. L’exécution de nombreux mouvements demandent une amplitude de mouvement hors du commun. Par conséquent, il va de soi que l’entraînement de la flexibilité et de la mobilité entraînera une amélioration des performances dans ce sport. 

Toutefois, on sous-estime la mobilité nécessaire pour accomplir certains gestes dans des sports tels le hockey, le tennis ou le baseball. Ces sports requièrent parfois que leurs athlètes atteignent des positions inhabituelles. 

Les gardiens de but comme Carey Price des Canadiens de Montréal et les lanceurs au baseball sont parfois amenés à démontrer une mobilité hors du commun...

De plus, à l’entraînement, l’exécution de certains mouvements demande une mobilité assez importante à plusieurs articulations. Prenons l’exemple d’un front squat, qui peut être utilisé pour améliorer force et puissance musculaire des membres inférieurs. Pour accomplir ce mouvement de façon efficace et sécuritaire, il importe d’avoir ou de développer une bonne mobilité au niveau des chevilles, des hanches, au niveau thoracique, de l’épaule et des poignets. 

Cet athléte démontre une grande mobilité au niveau des chevilles, des hanches, thoracique, scapulaire et des poignets.

Donc que ce soit pour un entraînement plus efficace ou pour l’amélioration directe des performances, un entraînement en mobilité devra faire partie du programme d’un athlète accompli.

Risque de blessure ou diminution des performances

L’approche « joint-by-joint » présente une alternance d’articulation qui doivent présenter principalement de la mobilité ou de la stabilité.

Approche "joint-by-joint" démontrant l'alternance entre articulations principalement mobiles et principalement stables.

Le corps humain étant extrêmement adaptable et efficace en compensation, un manque de mobilité à une articulation qui se veut principalement mobile fera en sorte que le corps tentera d’en créer à une articulation elle doit être principalement stable. Par exemple, un manque de mobilité à la cheville fera en sorte que le genou tentera d’être plus mobile pour compensér ce manque. Et une plus grande mobilité au niveau du genou, surtout dans un plan autre que celui des mouvements normaux de cette articulation, augmentera considérablement le risque de blessure. 

Modes d’entraînement

Alors comment améliorer la mobilité? Les étirements, qu’ils soient statiques, assistés ou balistiques, peuvent aider à améliorer la mobilité. Ils aideront à augmenter l’élasticité des tissus (muscles et tendons) qui sont une des facettes de la mobilité.

Étirements statique, ballistique et assisté

L’amélloration de la qualité des tissus, que ce soit par thérapie manuelle (massage), l’utilisation d’outils tel que le foam roller ou simplement une meilleure hydratation ou l’augmentation du niveau d’activité physique va aussi jouer un rôle dans l’augmentation de la mobilité.

Manoeuvre de décollement de la scapula visant à améliorer la qualité et la souplesse des tissus

Finalement, l’utilisation de mouvements avec une pleine amplitude de mouvement, afin d’habituer progressivement à accéder à de nouvelles positions va nous amener aussi à acquérir une plus grande mobilité.

Conclusion

Pour terminer, il est important de comprendre que la mobilité dépend de plusieurs facteurs. La flexibilité est un de ces paramètres mais pas le seul. Il faut donc bien évaluer les besoins de l’athlète afin de pouvoir orienter son entraînement de façon efficace.

En plus de diminuer le risque de blessure, il est important de noter qu’une augmentation de la mobilité va améliorer les perfromances physiques d’un athlète, que ce soit de façon directe par la capacité d’effectuer certains gestes sportiffs, ou en augmentant l’efficacité de certains exercices à l’entraînement.

 

Louis Colas, Spécialiste performance athlétique

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